Sous-secteur : Utilités

IND-UT-137  : Mise en place d’un système de pompe(s) à chaleur en rehausse de température de chaleur fatale récupérée
Fiche CEE complète

Publié le
Vérifié par : Alexandre Chauvel

La fiche CEE IND-UT-137, intitulée « Mise en place d'un système de pompe(s) à chaleur en rehausse de température de chaleur fatale récupérée », s'applique en réalité au secteur du transport fluvial de marchandises. Elle permet à un chargeur de valoriser en certificats d'économies d'énergie le report modal de la route vers la voie fluviale, dans le secteur industriel des utilités.

Montant unitaire jusqu'à

kWh cumac

Valeur indicative. Le montant réel dépend des variables et caractéristiques de l'opération.

Durée de vie conventionnelle

14 ans

Zones climatiques couvertes France métropolitaine et DOM
Type d'opération Utilités

Quels professionnels sont concernés par la IND-UT-137, et dans quels cas ?

Cette opération IND-UT-137 concerne les chargeurs, personnes morales qui confient l'acheminement de leurs marchandises à un opérateur de fret fluvial ou à un commissionnaire de transport. Elle s'applique concrètement lorsqu'un flux de marchandises, préalablement transporté par route, est transféré vers la voie fluviale sur le territoire national, ou lorsqu'un nouveau flux fluvial est créé sans antécédent routier.

Secteur d'application

Industrie.

En quoi consiste l'opération IND-UT-137 ?

Mise en place d’un système de pompe(s) à chaleur (PAC) de type air/air, air/eau ou eau/eau à compression de vapeur entrainée par un moteur électrique en rehausse de température dont la source froide est de la chaleur fatale récupérée afin de couvrir un besoin de chaleur sur le site (procédé, chauffage des locaux ou eau chaude sanitaire) de puissance thermique « chaud » inférieure ou égale à 2 MW.

La présente fiche n’est pas cumulable avec les fiches IND-BA-112, IND-UT-103, IND-UT-117, IND-UT-118, IND- UT-138 et IND-UT-139.

La présente fiche s’applique aux opérations engagées avant le 1er janvier 2030.

Conditions de délivrance

La mise en place est réalisée par un professionnel.

La présente fiche s’applique aux systèmes de pompe(s) à chaleur (PAC) de type air/air, air/eau ou eau/eau à compression de vapeur entrainée par un moteur électrique en rehausse de température à partir d’une source de chaleur fatale générée par un site industriel et de puissance thermique « chaud » inférieure ou égale à 2 MW.

Un système de pompe(s) à chaleur désigne une ou plusieurs pompe(s) à chaleur, montées en parallèle ou en série, ainsi que les pompes et ventilateurs des sources froides et chaudes de chacune des pompes à chaleur.

La source froide du système de pompe(s) à chaleur est le fluide en entrée de ce système.

La chaleur fatale est une chaleur générée par une installation qui n’en constitue pas une des finalités premières, et qui n’est pas récupérée. Dans le cadre de la présente fiche, est considérée comme chaleur fatale un effluent liquide ou gazeux répondant à la définition précédente et ayant une température en continu sur l’année supérieure à 25°C.

La chaleur fatale est générée par le site industriel concerné par l’opération.

La chaleur fatale valorisée par l’opération n’a pas fait l’objet de valorisation antérieure à l’opération.

Le système de PAC :

  • utilise un ou des fluide(s) frigorigène(s) dont le PRG (potentiel de réchauffement global) est strictement inférieur à 150 ; Q
  • a un coefficient de performance (COP) annuel moyen, tel que COP annuel moyen= , supérieur au COP E élec annuel moyen minimal défini conformément au tableau ci-dessous en fonction de la rehausse en température et de la température de l’eau en sortie du condenseur.

Q (en kWh/an) est l’énergie thermique annuelle fournie sous forme de chaleur en sortie du système calculée en fonction des points de fonctionnement et durées identifiés dans l’étude de dimensionnement et Eélec (en kWh/an) est l’énergie électrique annuelle absorbée par le système qui est la somme des énergies électriques absorbées par le ou les compresseur(s) et les auxiliaires, définis ci-dessous, calculée en fonction des points de fonctionnement et durées identifiés dans l’étude de dimensionnement.

Les auxiliaires du système de PAC correspondent aux pompes et ventilateurs de la source froide et de la source chaude, qu’ils soient préexistants à l’opération ou non.

Ecart de température entre le fluide caloporteur en sortie du condenseur et le fluide frigoporteur en sortie de l’évaporateur (en K)COP annuel moyen minimal pour une PAC dont la température en sortie de condenseur est inférieure ou égale à 100°CCOP annuel moyen minimal pour une PAC dont la température en sortie de condenseur est supérieure à 100°C
< 305,94,5
305,94,5
315,74,3
325,54,2
335,44,1
345,23,9
355,13,8
364,93,7
374,83,6
384,73,5
394,53,4
404,43,4
414,33,3
424,23,2
434,13,1
444,03,1
453,93,0
463,92,9
473,82,9
483,72,8
493,62,7
503,52,7
513,52,6
523,42,6
533,32,5
543,32,5
553,22,4
563,22,4
573,12,4
583,12,3
593,02,3
603,02,2
612,92,2
622,92,2
632,82,1
642,82,1
652,72,1
662,72,0
672,62,0
682,62,0
692,62,0
≥ 702,52,0

La mise en place du système de pompe(s) à chaleur fait l’objet d’une étude préalable de dimensionnement, établie, datée et signée par le professionnel ou un bureau d’étude. Elle vise à évaluer les économies d’énergie attendues, en évaluant la chaleur valorisée au regard de la chaleur fatale récupérable et des besoins de chaleur du site industriel.

Elle vise également à montrer la cohérence dans le temps entre la récupération de chaleur et les besoins de chaud du site industriel.

L’étude de dimensionnement comporte les éléments suivants :

I. Identification de l’opération :

  1. La raison sociale et l’adresse du bénéficiaire ;
  2. L’adresse du chantier si différente de l’adresse du bénéficiaire.

II. Description des caractéristiques techniques des flux : L’étude de dimensionnement considère :

  • dans le cas d’un site existant : la chaleur fatale et les besoins d’une année représentative du fonctionnement du site ;
  • dans le cas d’un site existant ne disposant pas d’un historique de mesures, sous réserve de justification de l’indisponibilité de données suffisantes : la chaleur fatale et les besoins annuels représentatifs du fonctionnement du site, estimés d’après une campagne de mesures sur d’une durée supérieure ou égale à deux mois ;
  • dans le cas d’un site neuf : la chaleur fatale et les besoins annuels représentatifs du fonctionnement du site, calculés à partir d’une simulation thermique.

II.1. Chaleur fatale :

  1. Indication de la nature de la chaleur fatale récupérable et récupérée (buées de séchage, fumées de fours ou de chaudières, condenseurs froid, etc.) ;
  2. Evaluation de la quantité de chaleur fatale récupérée par l’opération, indication de la température et réalisation de la courbe de charge correspondant à la disponibilité de la chaleur fatale récupérable (en y soustrayant l’éventuelle chaleur fatale déjà récupérée avant l’opération) sur une année représentative ; si les sources de chaleur fatale sont multiples, la courbe de charge correspondant à la disponibilité de la chaleur fatale récupérable est la somme des courbes individuelles de chaque source et la température de la chaleur fatale est la somme des températures de chaque source pondérée par le volume associé ;
  3. Description des équipements existants permettant déjà une récupération de chaleur provenant de la source concernée par l’opération et ceux qui sont mis en place dans le cadre de l’opération.

II.2. Besoin de chaleur du site industriel :

  1. Indication de la nature des besoins de chaleur du site à couvrir pour les usages : procédés industriels, eau chaude sanitaire et/ou chauffage des locaux ;
  2. Evaluation de la quantité de chaleur nécessaire pour couvrir les besoins identifiés du site, indication de la température et réalisation de la courbe de charge correspondante sur une année représentative ; la puissance nécessaire du ou des condenseurs pour couvrir les besoins de chaleur identifiés est évaluée à cette fin ; si les besoins en chaleur du site sont multiples, la courbe de charge correspondante est la somme des courbes individuelles de chaque besoin.

II.3. Dimensionnement du système de PAC :

  1. Justification de la durée prévisionnelle de fonctionnement du système par l’étude de la simultanéité entre la disponibilité de la chaleur fatale et des besoins de chaleur du site industriel ; pour cela, on réalisera une superposition des courbes de charge (temps synchrone) sur la durée considérée par l’étude de dimensionnement ; on définit ainsi la durée annuelle D, exprimée en heures, pendant laquelle la valorisation de la chaleur fatale permet de couvrir tout ou partie des besoins de chaleur ; cette durée ne peut être supérieure à 8 760 heures ;
  2. Indication des températures de la chaleur fatale récupérée et de la chaleur produite par le système, qui doivent être réputées constantes ;
  3. Identification des points de fonctionnement principaux et des durées de fonctionnement associées (entre 5 et 10 points de fonctionnement) du système en fonction des valeurs prises par les courbes de charge réalisées aux b du II.1 et b du II.2 sur une année représentative ;
  4. Calcul de Q (en kWh/an), l’énergie thermique annuelle fournie sous forme de chaleur en sortie du système calculée en fonction des points de fonctionnement et durées identifiés au c du II.3 ;
  5. Calcul de Eélec (en kWh/an), l’énergie électrique annuelle absorbée par le système, qui est la somme des énergies électriques absorbées par le ou les compresseur(s) et les auxiliaires, définis ci-dessous, calculée en fonction des points de fonctionnement et durées identifiés au c du II.3 ;
  6. Calcul du COP annuel moyen = Q/Eélec ;
  7. Justification du bon dimensionnement de la pompe à chaleur au regard des besoins à couvrir sur une année représentative, qui précise en particulier : i. La puissance électrique maximale absorbée par le système évaluée grâce aux courbes de charge réalisées aux b du II.1 et b du II.2 ; ii. Les températures de fonctionnement du système (en sortie du condenseur, côté besoin, et en sortie de l’évaporateur, côté source) permettant de calculer l’écart de température, ∆T moyen, sur les périodes de fonctionnement ; iii. La puissance thermique « chaud » (en kW), c’est-à-dire la puissance thermique maximale nécessaire du système ; iv. Pour chaque point de fonctionnement identifié au c du II.3 :
    • la durée de fonctionnement ;
    • la puissance thermique (en kW thermique) ;
    • le taux de charge (en %), c’est-à-dire le rapport entre la puissance thermique au point de fonctionnement considéré et la puissance thermique « chaud » ;
    • la puissance électrique absorbée par le ou les compresseurs et les auxiliaires (en kW électrique) ;
  8. Description du système incluant la ou les pompe(s) à chaleur ainsi que les pompes de distribution et les ventilateurs, la longueur du circuit de distribution, les éventuels stockages, etc., accompagnée d’un schéma simplifié de l’installation. Ce schéma fait apparaitre au minimum la ou les pompe(s) à chaleur, les pompes de distribution, les ventilateurs, les éventuels stockages, la ou les source(s) de chaleur fatale, le ou les besoin(s) alimentés, le circuit de distribution et les puissances et températures des différents réseaux ;
  9. Evaluation des économies d’énergie attendues, sur une période annuelle représentative ;
  10. Justification du fait que la température d’entrée du condenseur, côté besoin, lorsque le système de PAC est en fonctionnement, est en permanence supérieure à la moyenne des températures de chaleur fatale disponible.

Le système de PAC installé est tel que :

  • l’énergie thermique annuelle fournie par le système installé est supérieure ou égale à celle calculée au d du II.3 ci-dessus de l’étude de dimensionnement ;
  • l’énergie électrique annuelle absorbée par le système installé est inférieure ou égale à celle calculée au e du II.3 ci-dessus de l’étude de dimensionnement.

Dans le cas où la récupération de chaleur nécessiterait l’installation d’un système comportant plusieurs pompes à chaleur, la présente fiche ne sera utilisée qu’à une seule reprise. Le bilan est global aux bornes du système.

Aucun équipement du système ne doit avoir fait l’objet, en dehors de l’opération considérée, d’une valorisation au titre du dispositif des certificats d’économies d’énergie.

Dans le cas d’un montage de PAC en parallèle : i. Le besoin de chaleur considéré est commun ; ii. L’énergie thermique fournie sous forme de chaleur Q du système est la somme des énergies thermiques fournies sous forme de chaleur en sortie de chaque PAC. De même, la puissance thermique du système est la somme des puissances thermiques fournies en sortie de chaque PAC.

Dans le cas d’un montage de PAC en série : i. La première pompe à chaleur doit être alimentée par la chaleur fatale, directement ou par l’intermédiaire d’un échangeur de chaleur ; ii. L’énergie thermique fournie sous forme de chaleur Q du système est celle fournie en sortie de la dernière pompe à chaleur. De même, la puissance thermique du système est celle fournie en sortie de la dernière pompe à chaleur.

Les instruments de mesure suivants sont installés :

  • pour mesurer la puissance électrique absorbée : des wattmètres sur le ou les compresseur(s) et les auxiliaires ;
  • pour mesurer la quantité de chaleur délivrée : un dispositif de mesure d’énergie thermique (débitmètre au niveau du ou des condenseur(s) et sondes de température en entrée et sortie du ou des condenseur(s)).

Les mesures sont enregistrées et conservées par le bénéficiaire pendant neuf ans à compter de la date d’achèvement de l’opération. Le bénéficiaire s’engage à transmettre ses mesures à des fins de traitements statistiques et de contrôle.

Dans le cas de la mise en place d’une pompe à chaleur simple : La preuve de la réalisation de l’opération mentionne la mise en place d’une pompe à chaleur en rehausse de température de chaleur fatale récupérée, la puissance plaquée du ou des compresseur(s), les puissances thermiques fournies et puissances électriques absorbées du ou des compresseur(s) et, s’ils ne préexistaient pas à l’opération, des auxiliaires, à tous les points de fonctionnement identifiés dans l’étude de dimensionnement.

À défaut, la preuve de réalisation de l'opération mentionne la mise en place d'un équipement avec ses marque et référence et elle est complétée par un document issu du fabricant indiquant que l'équipement de marque et référence installé est une pompe à chaleur et mentionnant la puissance plaquée du ou des compresseur(s), les puissances thermiques fournies et puissances électriques absorbées du ou des compresseur(s) et, s’ils ne préexistaient pas à l’opération, des auxiliaires, à tous les points de fonctionnement identifiés dans l’étude de dimensionnement.

Dans le cas de la mise en place d’un système comportant plusieurs pompes à chaleur : La preuve de la réalisation de l’opération mentionne la mise en place de plusieurs pompes à chaleur en rehausse de température de chaleur fatale récupérée, montées en série ou en parallèle, la puissance plaquée du ou des compresseur(s), les puissances thermiques fournies et puissances électriques absorbées du ou des compresseur(s) et, s’ils ne préexistaient pas à l’opération, des auxiliaires, à tous les points de fonctionnement identifiés dans l’étude de dimensionnement.

À défaut, la preuve de réalisation de l'opération mentionne la mise en place d'équipements avec leurs marque et référence et elle est complétée, pour chaque équipement, d’un document issu du fabricant indiquant que l’équipement de marque et référence installé est une pompe à chaleur et mentionnant la puissance plaquée du ou des compresseur(s), les puissances thermiques fournies et puissances électriques absorbées du ou des compresseur(s) et, s’ils ne préexistaient pas à l’opération, des auxiliaires, à tous les points de fonctionnement identifiés dans l’étude de dimensionnement.

Le document justificatif spécifique à l’opération est l’étude de dimensionnement susmentionnée. L’étude de dimensionnement est tenue à disposition par le bénéficiaire en cas de contrôle.

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Montant de certificats en kWh cumac

Le volume de certificats d'économies d'énergie est déterminé comme suit :

Formule indicative : Le montant s'obtient en appliquant la formule : 10,986 × (Q – Eélec), où Q et Eélec sont des quantités issues de l'étude de dimensionnement (voir définitions ci-dessous).

Q (en kWh/an) est l'énergie thermique annuelle fournie sous forme de chaleur en sortie du système, calculée au d du II.3 ci-dessus de l'étude de dimensionnement.

Eélec (en kWh/an) est l'énergie électrique annuelle absorbée par le système, qui est la somme des énergies électriques absorbées par le ou les compresseur(s) et les auxiliaires, calculée au e du II.3 ci-dessus de l'étude de dimensionnement.

À surveiller avant de monter le dossier

Points d'attention

Exclusion des équipements déjà aidés
Les tonnes-kilomètres réalisées avec des équipements ayant bénéficié de CEE au titre des fiches TRA-EQ-107, TRA-EQ-109 ou TRA-EQ-110 sont exclues du calcul et du relevé de trafic fluvial.
Durée du contrat strictement encadrée
Le contrat de prestation doit avoir une durée d'au moins trois mois et d'au plus douze mois. En cas de renouvellement, le délai entre la date de début du contrat initial et la fin du dernier contrat ne peut dépasser cinq ans.
Deux cas de valorisation distincts
Le montant des certificats diffère selon que les marchandises étaient préalablement transportées par route (partie 5.1) ou qu'il s'agit de nouveaux flux sans antécédent routier (partie 5.2), avec des valeurs de gain Ga différentes dans chaque tableau.
Attestation VNF obligatoire pour certains flux
Pour les marchandises non transportées en conteneur, Voies navigables de France doit produire une attestation de conformité du relevé de trafic fluvial, ce qui conditionne la recevabilité du dossier IND-UT-137.

Erreurs fréquentes

Relevé de trafic routier incomplet
Pour valoriser un flux existant (cas 5.1), le chargeur doit fournir un relevé de trafic routier accompagné d'un échantillon de lettres de voiture ou bons de livraison représentatif : omettre cet échantillon ou ne pas couvrir une durée identique à celle du contrat initial entraîne le rejet du dossier.
Mauvaise identification du type de bateau
Le gain Ga appliqué dans le calcul dépend précisément de la catégorie du bateau et de la voie fluviale utilisée ; confondre les classes de gabarit ou les bassins de navigation conduit à un montant de CEE erroné.
Contrat ne mentionnant pas toutes les mentions obligatoires
Le contrat doit impérativement comporter la référence unique, les numéros SIRET des deux parties, les codes postaux d'origine et de destination, la classification NST 2007 niveau 2 et les dates de début et fin : l'absence d'une seule de ces mentions rend le contrat non conforme.

Documents à réunir pour IND-UT-137

Copie du contrat de prestation fluviale
Document principal de l'opération : il doit mentionner la référence unique de contrat, les SIRET du professionnel et du chargeur, les origines et destinations (codes postaux), la classification NST 2007 (niveau 2), et les dates de début et fin de contrat.
Relevé de trafic fluvial
Établi par l'opérateur de fret fluvial, il liste chaque voyage réalisé sur le territoire français avec la date, les tonnes transportées, les kilomètres parcourus, les t.km et les références de facture, pour chaque type de bateau et chaque voie fluviale.
Attestation de conformité VNF
Pour les marchandises non conteneurisées, Voies navigables de France certifie la conformité du relevé de trafic fluvial ; cette attestation conditionne la recevabilité du dossier.
Relevé de trafic routier (cas 5.1)
Requis uniquement pour les flux préalablement transportés par route, ce relevé liste les voyages routiers sur une durée identique au contrat initial, avec origines, destinations, tonnages, kilomètres et t.km réalisés sur le territoire français.
Titre de navigation ou certificat d'immatriculation
Fourni par l'opérateur fluvial, ce document fait apparaître le numéro ENI et la catégorie de chaque automoteur ou pousseur utilisé pour la prestation.
Feuille de calcul DGEC
Disponible sur le site de la direction générale de l'énergie et du climat, cette feuille décrit les marchandises, les t.km valorisées et présente le calcul final du montant de CEE obtenu.

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Questions fréquentes sur la fiche CEE IND-UT-137

Cette opération est-elle cumulable avec d'autres aides publiques au transport ?
Le dispositif CEE fret fluvial est indépendant des aides sectorielles au transport ; aucune exclusion de cumul avec d'autres dispositifs publics n'est mentionnée dans la fiche IND-UT-137. En revanche, les tonnes-kilomètres réalisées avec des équipements ayant déjà bénéficié de CEE au titre des fiches TRA-EQ-107, TRA-EQ-109 ou TRA-EQ-110 sont formellement exclues du calcul.
Dans quels cas l'opération IND-UT-137 s'applique-t-elle concrètement ?
La fiche IND-UT-137 s'applique lorsqu'un chargeur, personne morale, confie le transport de ses marchandises à un opérateur fluvial sur le territoire national, que ce soit pour un flux existant préalablement acheminé par route ou pour un nouveau flux sans antécédent routier. Sont couverts les transports en colis, solides, liquides, gaz ou conteneurs, en transport fluvial conventionnel.
Quel est le délai moyen de versement de la prime après dépôt du dossier ?
La fiche ne précise pas de délai de versement ; ce délai dépend du calendrier propre à chaque obligé ou mandataire CEE avec lequel le chargeur a conclu un accord dans le cadre d'IND-UT-137. Il est conseillé de se rapprocher directement de l'interlocuteur CEE pour obtenir une estimation contractuelle.
Quels critères techniques doivent être respectés pour valoriser les tonnes-kilomètres ?
Le calcul repose sur la formule (C / R) × ∑ Ga(i,j) × t.km(i,j), où le gain Ga varie selon le type de bateau (automoteur ou pousseur, par tranche de capacité) et la voie fluviale utilisée (bassins de navigation ou canaux), conformément aux tableaux de la fiche IND-UT-137. Le relevé de trafic fluvial doit couvrir toute la durée du contrat si celle-ci est inférieure ou égale à six mois, ou une période de six mois consécutifs dans les autres cas.
Que se passe-t-il si le même type de marchandises a déjà fait l'objet d'un contrat fluvial antérieur ?
Un renouvellement est possible sous conditions : les marchandises doivent emprunter le même trajet (mêmes codes postaux d'origine et de destination), le délai total entre le début du contrat initial et la fin du dernier contrat ne doit pas dépasser cinq ans, et chaque renouvellement doit être engagé dans les deux mois suivant la fin du contrat précédent, conformément aux règles de la fiche IND-UT-137.

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